Cancers de la peau : le patch de micro aiguilles, une avancée pour la thérapie photodynamique

Déjà utilisée contre certains cancers de la peau, la thérapie photodynamique ne peut pas atteindre les lésions les plus profondes. Le patch de micro aiguilles breveté par le CEA Leti et l’Inserm* lève cette limitation. Il pourrait être mis sur le marché d’ici 3 à 5 ans.

  • ​Les cancers de la peau dus à une exposition excessive au soleil sont en forte croissance : l’OMS en dénombre 2 à 3 millions par an. Pour les traiter, il faut parfois recourir à une ablation localisée. C’est pour éviter ce geste que la thérapie photodynamique est née. On applique sur la peau une crème dont le principe actif, sous excitation lumineuse, attaque et détruit les cellules tumorales.
  • Mais cette technique n’est pas efficace si la lésion est profonde. C’est pour lever cette limitation que le CEA-Leti et l’Inserm ont développé un patch de micro aiguilles dont la longueur peut être comprise entre 400 à 750 microns. Elles atteignent ainsi l’interface épiderme/derme.

Micro-aiguilles de 400 à 750 microns indolores capable d’atteindre l’interface épiderme/derme. © CEA-Leti

“Seulement une heure pour agir Le patch et les aiguilles sont constitués d’un matériau qui associe de l’eau, un polymère de grade pharmaceutique et le principe actif, détaille Mathilde Champeau, la doctorante en charge du projet. Il est placé sur la peau et éclairé par des LEDs émettant à 635 nm. En moins d’une heure, il se dissout ; le principe actif, métabolisé par les cellules tumorales, les attaque et les détruit sous l’action de la lumière. “

  • Si le concept du patch paraît simple, il a fallu plusieurs années pour en définir les caractéristiques : choix du polymère et du principe actif, mise au point d’un procédé de fabrication collective « propre », espacement et forme des aiguilles qui malgré leur taille réduite, ne doivent pas se déformer lors de l’application sur la peau.
  • Ce geste est indolore, toujours grâce à la taille réduite des aiguilles : les patients peuvent s’y prêter sans appréhension. Mais il leur faut encore attendre 3 à 5 ans, le temps de mener les études cliniques sur ce nouveau patch.

unité Inserm OncoThAI, rattachée au CHU de Lille et à l’université de Lille

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